Enfin, presque. Parce que le nouveau diktat a beau être d’assumer enfin ses rondeurs, pas facile de se débarrasser de ses vieux complexes, de l’image idéale qu’imposent les magazines et des fausses amies qui se plaignent de ne plus rentrer dans leur taille 36.
Comment j’ai accepté d’être ronde... A 26 ans, suite à des soucis dans ma vie j'ai commencé les régimes. Bel engrenage. J'ai perdu du poids, j'en ai repris et puis j'en ai reperdu et j'ai vite adopté « la yoyo attitude ». Celle qui fait qu'au final ta garde-robe, c'est un peu une annexe d'un magasin de fringues : les tailles oscillent entre le 38 et le 46...
Alors en février 2012, après un énième rendez-vous raté avec une diététicienne et sa doctrine « seulement les légumes à volonté pour maigrir », j'ai décidé d'arrêter. Arrêter cette quête stupide des kilos en moins parce qu'au final, j'avais un peu l'impression de passer « à côté de ma vie » tout en continuant à grossir, bien que perpétuellement au régime !
Ce n'est pas facile de se dire STOP, après des années de régime, après des années à rêver d'être mince, à rêver de vivre mince. Je n'en suis qu'à quelques mois, finalement. Une période probatoire dans l'acceptation de soi-même. Mais quand je me retourne sur ces mois, je réalise que j'ai fait la paix avec ma balance, que je compulse moins qu'avant même si tout n'est pas encore résolu, que je reprends plaisir à m'habiller et que surtout, j'ai cessé d'acheter des fringues dans deux tailles au-dessous de celle que je porte actuellement en me disant « pour quand j'aurai maigri ».
Parce que ma vie, c'est aujourd'hui que j'ai vraiment envie de la vivre. Et que je ne supporte plus, tout simplement, cette infinie liste de complexes que je m'impose. »
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