« Mes parents ? Mon père a toujours été là pour me soutenir. Ma mère aussi, même si je dis souvent en riant, parce que je trouve ça drôle, qu'avec 40 kilos de plus ou de moins, ma mère ne m'a jamais trouvé grosse. Et sur le fond, ce n'est que du bonheur, cet amour inconditionnel de mes parents, faisant fi de mes rondeurs, ne s'attachant qu'à ma personnalité. De tout mon cœur, je remercie mes parents d'avoir été là, toujours, encore aujourd'hui, et d'avoir su m'aimer à la mesure de celle que je suis avec ou sans kilo en trop.
Mon mari ? Je garde en mémoire l'un de ses coups de gueule, un matin lointain où j'avais le moral à ras-les-pâquerettes (je venais de me peser....), quand il a crié que j'étais devenue complètement folle, que la bonne humeur de mes journées pouvait être réduite à néant pour une affaire de 200 grammes en plus sur la balance. La claque ! Il avait raison, vraiment raison, même si j'ai mis énormément de temps à le reconnaître. Avec lui, j'ai appris à ne pas avoir honte de mon corps.
Les copines ? Avec les copines, on parle régime mais pas seulement même si j'adore parler régime. J'ai également un vrai besoin de tourner mes kilos en trop en dérision. D'où aussi mon blog, même si j'ai encore parfois du mal à exprimer le fait que je sois ronde et que j'assume (mais avec le temps...).
Les « minces » ? Rien ne m'insupportait plus, à une époque, qu'une nana se sapant en 38 et se pinçant la fesse devant moi, dans un geste quasi-désespéré, en disant « flûte, j'ai grossi, noooooonnn ? ». Avant, je ne répondais pas vraiment, j'éludais le sujet, je le prenais même comme une « presque agression » envers ma personnalité de ronde. Et puis aujourd'hui, je le gère différemment, ça me fait presque rire cette espèce d'attitude qui consiste à se plaindre pour mieux se faire complimenter, du coup je n'hésite plus à répondre « ah ouais mais c'est dingue ce que tu as pris du cul, quand même... ». Et toc.
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